psoriasis et le stress, comment gérer ?

le psoriasis et le stress

C’est un fait bien connu, le psoriasis et le stress ont un lien. Le stress est un facteur déclencheur ou aggravant de certaines affections, notamment celles cutanées. Le psoriasis et le stress n’échappent pas à la règle : à la fois facteur déclenchant des poussées mais conséquence pesante de l’apparition des plaques, le stress entretient une étroite relation avec la maladie.

Le stress favorise les poussées

 Généralement, il suffit d’un événement stressant, d’une rupture, d’un décès, de problèmes professionnels comme le surmenage ou la saturation ou d’événements plus terre à terre comme des périodes d’examen pour déclencher une poussée de psoriasis.

A l’inverse, il suffirait que la source d’anxiété disparaisse pour noter une amélioration du psoriasis.

le psoriasis et le stress, un lien biologique

 Ce phénomène serait lié à la libération, en cas de stress, de neuromédiateurs par le système nerveux, qui viennent favoriser l’inflammation de la peau, car les cellules réagissent alors comme elles le feraient face à une agression extérieure, et se retournent contre l’épiderme du patient. Cette libération de neuromédiateurs serait favorisée par des facteurs héréditaires : certains membres d’une même famille auront tendance à somatiser en faisant du psoriasis, tandis que d’autres seront plus sensibles à des troubles digestifs comme la gastrite ou les ulcères de stress.

Dès lors, il n’est pas étonnant que des traitements anxiolytiques ou d’antidépresseurs soient prescrits aux patients atteints de psoriasis.

Néanmoins, le psoriasis n’est pas exclusivement du au stress seul ! Des facteurs génétiques, environnementaux et immunitaires sont également à l’origine de cette maladie. Cependant, un fort stress peut être à l’origine de la première poussée, c’est la raison pour laquelle on pense parfois à tort qu’il a suffi de ce choc seul pour provoquer la maladie.

Le psoriasis est également générateur de stress lui-même

 Comme pour beaucoup de maladies de la peau, le stress peut être un facteur déclencheur du psoriasis, mais également une conséquence.

En effet, l’apparition de plaques sur la peau, qui constitue notre apparence et souvent la première impression que l’on peut faire, peut être très mal vécue, en particulier lorsque cela touche le visage. Ca peut être la raison pour laquelle on n’ose plus aller à la piscine, ni se changer dans des vestiaires publiques, ou simplement se montrer lors d’une poussée.

Le psoriasis, étant une maladie visible que d’autres ne comprennent parfois pas, peut nous apporter un sentiment de honte ou de rejet de soi, et porter préjudice à la fois à son image de soi et à son bien-être. Les conséquences sont parfois terribles :

  • Peur du regard de l’autre
  • Peur des rechutes
  • Anxiété
  • Insomnies,
  • Difficultés sexuelles
  • Repli sur soi
  • Dépression plus ou moins sévère
  • Et, bien sûr, stress extrême

Le psoriasis est donc un véritable facteur de trouble psychologique, et ce stress généré peut entraîner une véritable dépression, d’où l’importance d’une prise en charge par un médecin généraliste, un dermatologue, un psychologue voire un psychiatre, afin d’éviter que cela n’affecte complètement notre vie sociale.

Le psoriasis et le stress, mettre un stop au cercle vicieux

 Plus on a honte du psoriasis, plus on le cache. Et plus on le cache, plus il pousse, et plus on stresse, et plus il re-pousse.

Le stress, étant facteur déclenchant et conséquence, peut entraîner un véritable cercle vicieux dont l’issue nous paraît difficilement trouvable dans le cas du psoriasis, d’où la nécessité de rompre impérativement ce cercle infernal.

En effet, il est désormais prouvé que tous les patients connaissant un meilleur équilibre psychique relèvent une amélioration très nette de leur peau : les défenses naturelles se renforçant, la confiance en soi revenant, les contraintes du traitement contre la maladie sont plus faciles à accepter et le suivi n’en devient que meilleur.

Afin de lutter entre le psoriasis et le stress, plusieurs techniques sont possibles :

  • Le sport en premier lieu ( voir mon article ici ) : il faut impérativement arrêter de se mettre une barrière au sport et comprendre que celui-ci peut nous permettre de nous relâcher entièrement. Si vous avez peur au début du regard de l’autre, commencez par en pratiquer seul, par exemple en allant courir pour vous défouler. Au fur et à mesure, vous vous sentirez mieux, et vous en oublierez presque cette maladie cutanée qui n’attend que d’être éradiquée par vos efforts.
  • La relaxation : sophrologie, acupuncture, réflexologie, aromathérapie, massages relaxants… sont autant de possibilités pour retrouver une sensation de bien-être
  • Des sports doux, comme le yoga, présentent l’avantage de mêler sport, concentration, méditation et bien-être, et peuvent constituer une alternative également

Enfin, il est primordial de ne pas se replier sur soi. Le soutien des proches est parfois inestimable, n’ayez pas peur d’en solliciter. Vous n’avez pas à vous cacher, acceptez la maladie, reprenez confiance en vous et vous verrez les premiers résultats par vous-même.